JavaScript ist in Ihrem Browser deaktiviert. Ohne JavaScript funktioniert die Website nicht korrekt.
Le magazine en ligne d’Employés Suisse

Politique économique

Des conditions cadres optimales sont cruciales pour le succès de la branche pharmaceutique

Interpharma se prononce clairement en faveur de l’accord institutionnel avec l’Union européenne et appelle à approuver la loi fédérale relative à la réforme fiscale et au financement de l’AVS (RFFA) le 19 mai.

L’industrie pharmaceutique est le moteur de l’économie suisse. Au cours des dernières années, aucune autre branche de l’industrie n’a créé autant d’emplois que l’industrie pharmaceutique. Entre-temps, la valeur ajoutée dépasse même celle des banques. Mais une industrie pharmaceutique florissante ne bénéficie pas uniquement aux employés de la branche: d’après une étude de BAK Economics, chaque franc de valeur ajoutée généré dans l’industrie pharmaceutique entraîne environ 70 centimes de valeur ajoutée supplémentaire dans d’autres branches. Cet effet est encore plus frappant au niveau des emplois: environ 225 000 postes de travail dans toute la Suisse dépendent du succès de l’industrie pharmaceutique.

Pour que la place économique et scientifique suisse reste compétitive à l’avenir, la branche est tributaire de conditions cadres optimales. En 2018, les exportations de l’industrie pharmaceutique se sont montées à près de 90 milliards de francs, soit plus de 20 fois le chiffre d’affaires réalisé en Suisse. L’Union européenne est le principal marché des médicaments suisses: environ 50% des exportations. La branche pharmaceutique a donc besoin du libre accès au marché intérieur européen.

L’accord institutionnel entre l’Union européenne et la Suisse vise à assurer l’accès au marché intérieur de l’UE et à maintenir le libre-échange avec le principal marché d'exportation de la Suisse. Pour l’industrie pharmaceutique, ce sont en particulier les accords sur les obstacles techniques au commerce et sur la libre circulation des personnes qui sont décisifs. La seule reconnaissance de la conformité des produits pharmaceutiques permet d’économiser 150 à 300 millions de francs par an. La libre circulation des personnes assure un recrutement rapide et non bureaucratique de personnel spécialisé originaire de pays de l’UE. Pour une industrie de la connaissance, il reste nécessaire à l’avenir de pouvoir attirer des professionnels qualifiés étrangers sans excès de bureaucratie. Sans l’accord institutionnel, la Suisse risque non seulement l’érosion des accords d’accès au marché existants, mais aussi le non-renouvellement d’autres accords, par exemple celui sur la recherche, important pour sa place scientifique.

Un accord institutionnel entre la Suisse et l’UE est indispensable pour conserver la voie bilatérale. La population suisse en a conscience: d’après la première enquête représentative sur l’accord institutionnel réalisée par l’institut de recherche gfs.bern sur mandat d’Interpharma, 60% des citoyennes et citoyens suisses soutiennent le projet actuel (voir l’essentiel en bref, en allemand).

En plus de relations commerciales bien réglées, le maintien d'un environnement fiscal attrayant est essentiel pour la place suisse. La fiscalité des entreprises doit être revue pour répondre aux exigences internationales et maintenir l’attrait de la place économique suisse. La loi fédérale relative à la réforme fiscale et au financement de l’AVS (RFFA) remplit cet objectif et représente en même temps un compromis acceptable pour les cercles économiques. À noter que le projet ne fait pas de cadeaux fiscaux aux grandes entreprises internationales, elles paieront même au bout du compte plus d’impôts qu’avant la réforme, il assure simplement l’acceptation internationale du système d’imposition. S'agissant de l'imposition, il faut que la Suisse conserve sa bonne position et son attractivité fiscale.

La conclusion d’un accord institutionnel et l’adoption de la RFFA font partie des thèmes actuellement les plus importants en politique économique. Pour préserver la valeur ajoutée et les emplois en Suisse, il est important de s’unir pour soutenir ces deux projets. En concluant l’accord institutionnel et en disant «oui» à la RFFA le 19 mai 2019, les cercles politiques et la population suisse peuvent agir pour que la branche pharmaceutique continue à l’avenir à contribuer à la prospérité de notre pays.

Simon Fry, Interpharma, www.interpharma.ch/fr

Mardi, 23. Avr. 2019

retour à la vue d'ensemble

Partager:

L'auteur

Simon Fry est économiste et Public Policy Manager chez Interpharma, l’association des entreprises pharmaceutiques suisses pratiquant la recherche.