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Un Parlement suisse plus jeune, plus féminin et plus écologique

Le 2 décembre 2019, ils étaient près de 90 nouveaux membres élus à faire leur rentrée politique au niveau national. Quels dossiers devront-ils traiter ? Découvrez-le dans cet article.

70 nouveaux conseillères et conseillers nationaux ainsi que 19 nouveaux conseillères et conseillers aux Etats ont été élus par les citoyennes et citoyens suisses à l’automne 2019. A chaque élection fédérale, de nouvelles têtes font bien entendu leur apparition sous la coupole fédérale. Cette fois, cependant, la nouvelle organisation de notre parlement marque l’histoire.

Notre assemblée fédérale est devenue plus jeune et plus féminine. Sa moyenne d’âge est désormais de 49,7 ans, soit 1,7 ans de moins qu’il y a quatre ans. Quant aux femmes, elles ne sont certes pas encore majoritaires, mais leur nombre a de nouveau augmenté pour atteindre 94 élues. Au Conseil national, elles n’ont jamais été aussi nombreuses. L’Assemblée fédérale devient également plus écologique. Les VERTS suisses ont gagné 17 mandats. Quant aux Verts libéraux, ils ont obtenu neuf mandats supplémentaires.

Des dossiers-clés dès la première session

Nouveaux et anciens parlementaires devront s’atteler à de nombreux dossiers durant les quatre prochaines années. Difficile de dire aujourd’hui quels seront les dossiers chauds de la législature. Toutefois, en ce début de nouvelle législature, certains dossiers sont un peu plus sous le feu des projecteurs que d’autres.

En décembre, lors de leur première séance, les nouvelles Chambres n’ont pas seulement réélu le Conseil fédéral et débattu du budget national. Le Conseil national s’est prononcé par exemple sur la question de la fin de la pénalisation fiscale des couples mariés et a comme le Conseil des Etats renvoyé le projet au Conseil fédéral. Quant aux représentants des cantons durant leur première session parlementaire, ils ont été appelés à se positionner sur l’initiative pour une immigration modérée de l’UDC et l’ont bien heureusement rejetée.

Quant au Conseil des Etats, il a adopté le projet de révision de l’assurance chômage qui lui était soumis. Selon ce projet, un travailleur au chômage partiel ne devrait plus être obligé de chercher un emploi provisoire. Il a aussi approuvé la prolongation de la durée maximale du chômage partiel. En raison de divergences, le Conseil national devra à nouveau traiter l’objet lors d’une prochaine session parlementaire.

Prévoyance vieillesse et dossier migratoire au menu

La nouvelle assemblée devra prochainement se pencher sur la réforme de la prévoyance de vieillesse, un chantier permanent pour les parlementaires suisses. Le Parlement devra non seulement débattre du dossier AVS 21, mais aussi sans doute de la réforme du deuxième pilier. Vu la constellation du nouveau parlement, on peut s’attendre à des mesures favorables aux femmes, ou plutôt diminuant leurs désavantages. Rappelons qu’à ce jour, les femmes restent fortement désavantagées dans le deuxième pilier en raison de leur parcours professionnel (temps partiel, maternité).

Un autre dossier chaud de la nouvelle législature sera le dossier européen et migratoire. Comme susmentionné, le Conseil des Etats a rejeté l’initiative pour une immigration modérée de l’UDC. Le dernier mot, c’est le peuple suisse qui l’aura. Quant à l’Accord-cadre, il devrait encore susciter du travail parlementaire et d’intenses débats dans les deux chambres. Au printemps 2019, 60 % des Suisses interrogés par l’institut de sondage gfsbern sur mandat d’Interpharma se déclaraient favorables à cet accord. Le nouveau Parlement prendra-t-il en compte la volonté de cette majorité et exercera-t-il son pouvoir pour faire avancer le dossier actuellement entre les mains du Conseil fédéral ?

Les parlementaires devront sans doute aussi se prononcer sur l’initiative populaire « Alléger les impôts sur les salaires, imposer équitablement le capital », déposée par la jeunesse socialiste et sur celle pour des prix équitables. La réduction des primes maladie est également à l’ordre du jour de la nouvelle législature. L’initiative du PS pour un allègement des primes ayant abouti tout comme celle du PDC « Pour des primes plus basses. Frein aux coûts dans le système de santé ». La question qui nous taraude : la classe moyenne verra-t-elle enfin son porte-monnaie moins délesté à la fin du mois ?

Virginie Jaquet

Mercredi, 08. Janv. 2020

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Employés Suisse, avec les autres associations de la plateforme, poursuit son travail de lobbyiste, entre autres en faisant parvenir aux Parlementaires avant chaque session des recommandations de vote sur les objets traités en lien avec le monde du travail. Durant la nouvelle législature, la plateforme se positionnera également sur les dossiers-clés pour les employés et les actifs comme par exemple la numérisation et la prévoyance vieillesse.