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Le magazine en ligne d’Employés Suisse

Protéger le climat d’abord chez nous

La population suisse se déclare largement favorable à une baisse des émissions de CO2 en priorité en Suisse, et non à l’étranger. L’association swisscleantech, avec qui Employés Suisse a lancé une collaboration, l’exige aussi.

Savez-vous sur quels combustibles et carburants des taxes incitatives sont prélevées ? L’essence, le diesel, le kérosène, le mazout, le gaz naturel ? Si vous répondez oui sur les cinq une taxe est prélevée, vous répondez comme les quelque 1000 personnes interrogées par l’institut de sondage gfs sur mandat de swisscleantech, mais c’est malheureusement faux. Il n’existe une taxe incitative que sur les combustibles fossiles que sont le mazout et le gas. Les carburants ne sont pour l’instant pas encore taxés.

Savez-vous à quoi sert le revenu des taxes incitatives prélevées ? Ici aussi, une majorité de la population manquent d’informations, et ceci bien que deux tiers des revenus perçus leur soient distribués. Le tiers restant va au Programme Bâtiments pour cofinancer la rénovation énergétique.

La population veut agir en Suisse

L’institut gfs a également demandé aux personnes interrogées si la réduction de CO2 devait avant tout être réalisée en Suisse ou par les certificats d’émission étrangers. 84 % ont répondu vouloir une réduction en Suisse. Ce résultat marqué qui donne de bonnes raisons à un engagement en Suisse dans le domaine, réjouit swisscleantech. La protection du climat dans notre pays doit être prioritaire, car elle renforce l’économie, favorise l’innovation et évite les sorties de capitaux, explique Christian Zeyer, directeur de swisscleantech. L’association réclame un objectif national de moins 45% au minimum d’ici 2030. Le Conseil fédéral ne vise que 30 % et veut réaliser une grande partie des réductions à l’étranger.

Une série d’arguments parle en faveur de l’objectif ambitieux de 45% :

  • La protection du climat est le métier de l’avenir, écrit swisscleantech dans son papier de position relatif à l’objectif de 45 % et ajoute « Des conditions-cadre claires, ambitieuses, tel un objectif de réduction élevé, et des mesures en conséquence, notamment un prix du CO2 efficace, favorisent l’innovation et permettent de créer de nouveaux produits et solutions et d’optimiser les infrastructures. L’économie suisse sera ainsi préparée à affronter l’avenir.
  • Dans le domaine des énergies renouvelables et des mesures d’efficacité, le nombre d’actifs a augmenté de presque 90 %. Les investissements dans ces secteurs créent des places de travail et de la valeur.
  • Nous devons de toute façon adapter nos infrastructures pour atteindre les objectifs climatiques. Il faut commencer en temps voulu. Sinon les investissements nécessaires devront de toute façon être réalisés plus tard, dans la précipitation, et leur coût en sera majoré. La réduction des émissions sur le territoire suisse génèrera aussi d’autres avantages économiques, par exemple une diminution du coût de la santé grâce à une amélioration de la qualité de l’air.
  • 65 % de la consommation suisse d’énergie se base toujours sur des combustibles et carburants fossiles qui proviennent en grande partie de régions politiquement instables. Beaucoup d’argent coule à l’étranger alors qu’il serait mieux d’investir maintenant en Suisse et de devenir plus indépendant.
  • Les échanges internationaux de certificats recèlent des risques considérables à court et long terme qui affectent la disponibilité, le coût et la qualité. Selon des études, près de 75 % des certificats étrangers n’ont pas généré la réduction d’émissions indiquée. En outre, leur prix pourrait fortement augmenter à l’avenir.

A la traîne

L’Union européenne a un objectif de réduction de 40% et discuté d’une augmentation à 50% voire même plus. L’objectif de 30 % du Conseil fédéral est faible en comparaison.

Le WWF a établi un classement des politiques climatiques cantonales dans le domaine des bâtiments. L’organisation arrive à la conclusion qu’aucun canton ne mérite la note de responsable. Seul le canton de Bâle-ville se voit attribuer la note d’engagé. Les autres cantons sont qualifiés par le WWF comme étant « en retard» ou «bloqués» dans le domaine. C’est le canton de Schwytz qui ferme la marche.

Qu’en est-il du rôle de précurseurs que nous avions en matière de protection du climat ? Où sont passées nos avancées en la matière ? Qui peut se permettre d’investir dans la protection du climat si ce n’est la riche Suisse ? Qui a le potentiel de devenir un pionnier en matière d’environnement, si ce n’est la Suisse ? La politique est désormais appelée à faire des propositions courageuses et à les mettre en place rapidement. L’impact de mesures incitatives sur les carburants et les billets d’avions est prouvé depuis longtemps par plusieurs études, comme par exemple l’étude d’Infras « Finanzielle Auswirkung von Abgaben auf Brennstoffe, Treibstoffe und Flugtickets », uniquement disponible en allemand). Espérons que les forces vertes renforcées au sein des cantons et du parlement fédéral puissent permettre des avancées en la matière.

Hansjörg Schmid

Lundi, 17. Févr. 2020

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