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Le magazine en ligne d’Employés Suisse

Rester en forme dans le monde du travail

Upskilling, encore un de ces mots à la mode sans contenu issu du management anglais ? Et non. Découvrez dans cet article pourquoi il vaut la peine de prendre en main son upskilling.

Mon travail a beaucoup changé depuis que j'ai commencé à travailler chez Employés Suisse il y a plus de 20 ans. À l'époque, mon travail consistait principalement à écrire : articles, positions, communiqués de presse. Ces derniers étaient envoyés à l’époque par fax. Aujourd'hui, nous utilisons un outil avec une base de données et un fil d’information.

Les canaux de communication se sont multipliés : magazine des membres imprimé, infolettre et médias sociaux (LinkedInFacebookTwitterYouTube et Instagram). Nous publions depuis longtemps des textes écrits, désormais également des vidéos. Avec notre nouvel outil de gestion de la relation client, nous pouvons de plus en plus cibler nos contenus en fonction de vos intérêts.

Si je n'avais jamais acquis les compétences nécessaires pour utiliser ces nouvelles technologies de la communication, je ne pourrais faire plus qu'une petite partie de mon travail de chargé de communication chez Employés Suisse.

La numérisation fait évoluer les emplois

Pratiquement toutes les personnes actives dans la plupart des domaines professionnels vivent la même chose que moi. Le rapport du Forum économique mondial « L'avenir de l'emploi » de 2016 indiquait que d'ici 2020, en moyenne, plus d'un tiers des compétences nécessaires pour un emploi, toutes catégories professionnelles confondues, seraient des compétences qui n'étaient pas considérées comme cruciales à l'époque. Cette affirmation est très plausible dans la perspective actuelle.

Le moteur de loin le plus important de cette évolution est la numérisation. Il permet l'automatisation de nombreuses activités et la mise en place de modèles d’affaires totalement nouveaux, come l’économie de plate-forme. La numérisation est plus avancée que nous le pensons – et la crise du coronavirus lui donne un élan supplémentaire. De plus en plus, le nouveau monde du travail numérisé exige des compétences différentes de celles que nous avions par le passé. Selon une estimation de l'Organisation de coopération et de développement économiques, un milliard d'emplois changeront fondamentalement au cours des dix prochaines années. Cela représente près d'un tiers de tous les emplois dans le monde. En Suisse, pays technologiquement avancé, la proportion est probablement encore plus élevée.

Selon l'étude de PwC « Digital Upskilling », plus de la moitié des personnes actives pensent que l'automatisation va considérablement modifier leur travail ou le rendre superflu. McKinsey prédit que, dans 10 à 20 ans, 65% de nos activités humaines seront automatisables. Dans les économies occidentales, cela signifie que 15 % des emplois disparaîtront. Mais la bonne nouvelle est que 21% seront créés. Cela exigera toutefois un ensemble de compétences différentes. Beaucoup de personnes devront changer de profession. En Allemagne, selon McKinsey, environ un tiers de la population active est concerné.

Le défi du déficit de compétences

En tant que main-d'œuvre, nos talents sont à la traîne par rapport au rythme rapide du développement technologique. Cela a entraîné un déficit de compétences sur le marché du travail. En d'autres termes, les compétences offertes par les employé-e-s ne correspondent que partiellement aux compétences requises sur le marché du travail aujourd'hui et à l'avenir. L'étude  « Trend Study Upskilling 2020 » de l'Université internationale des sciences appliquées (Thuringe, Allemagne) montre que le fossé est flagrant : plus de 80 % de toutes les entreprises auraient un déficit de compétences aujourd'hui ou dans un avenir proche. Un rapport de Capgemini et LinkedIn publié en 2017 conclut que le déficit de compétences numériques entrave la transformation numérique de 54 % des entreprises et donc leur compétitivité. Selon une enquête de PwC, il s'agit d'une préoccupation majeure pour environ trois quarts des entreprises.

Toutefois, ce ne sont pas seulement les CEOs qui devraient s'inquiéter, mais aussi les personnes actives, car elles ne disposent plus (pleinement) des talents demandés sur le marché du travail. Elles risquent de perdre le lien qui les relie au marché du travail.

Lorsque les employeurs ont besoin de nouvelles compétences, ils ont deux possibilités : ils peuvent envoyer leurs employés suivre une formation ou rechercher les talents dont ils ont besoin sur le marché du travail (s'ils existent) et se débarrasser de ceux dont ils n'ont plus besoin. La première option est certainement plus attrayante du point de vue de l'employé-e. Selon l'étude « Trend Study Upskilling 2020 », les entreprises en Europe privilégient cette option – seules 7 % d'entre elles veulent combler l'écart principalement par de nouvelles embauches. Aux États-Unis, ce chiffre est de 30 %, et 5 % supplémentaires se focalisent entièrement sur les nouvelles embauches.

Nous vous recommandons de ne pas compter sur le fait que les employeurs vont vous approcher, mais d'être proactif. Après tout, vos compétences sur le marché du travail sont votre meilleure assurance contre le chômage.

Améliorer vos compétences

Le terme upskilling (« up » pour « vers le haut » et « skilling » pour « compétence ») s'est établi comme mot pour parler de l’adaptation des personnes actives au nouveau monde du travail numérisé. Certains experts font la distinction entre l'upskilling et le reskilling, l'upskiling étant l'acquisition de compétences supplémentaires, tandis que le reskilling est l'acquisition de nouvelles compétences pour un nouveau domaine professionnel.

Dans le domaine technique, de nouvelles compétences sont nécessaires dans des domaines tels que les données, l'analyse, l'automatisation, l'IA, la blockchain, la robotique et le design thinking. Cependant, l'amélioration des compétences ne comprend pas seulement l'acquisition de compétences techniques, mais aussi de compétences communément appelées « soft skills ». En d'autres termes, les compétences personnelles, méthodologiques et sociales, y compris les compétences transversales (méta-compétences). L’étude « Trend Study Upskilling 2020 » identifie un grand besoin de compétences comme celles de la résolution de problèmes, la gestion des conflits, le travail d'équipe, la créativité, l'esprit d'entreprise, la négociation et l'argumentation ou la pensée critique.

L'amélioration des compétences peut se faire dans une certaine mesure sur le lieu de travail ou par l'auto-apprentissage. Cependant, il est souvent judicieux et efficace de suivre une formation continue. Employés La Suisse offre toute une série de cours pour acquérir de nouvelles compétences pour le monde du travail moderne. Pour en savoir plus, consultez notre site Internet

Comment savoir quelles nouvelles compétences me sont utiles ?

La nécessité de se maintenir en forme pour le marché du travail en améliorant ses compétences a été rapidement reconnue. La difficulté, cependant, est de trouver ce qui a un sens et est faisable pour soi-même. Si je suis une vendeuse, je ne peux pas devenir si simplement une experte en intelligence artificielle. L'étude du Forum économique mondial intitulée « Towards a Reskilling Revolution » utilise le marché du travail américain comme base pour montrer comment le reskilling peut être utilisée pour passer d'un domaine professionnel à un autre – et dans quelle mesure ceci est réaliste.

Mais vous n'avez pas besoin de lire l'étude, qui est de toute façon se focalisée sur la situation aux Etats-Unis. Employés La Suisse a une meilleure solution pour vous. Avec le CV-Booster, nous vous offrons un outil ingénieux qui vous permet de savoir quelles sont les compétences demandées dans notre pays et celles qui ne le sont plus. Vous découvrirez également où vous pouvez acquérir les compétences manquantes et où il existe des emplois correspondants. Vous pouvez tout savoir sur le CV booster sur notre site Internet.

Améliorer les compétences est également la tâche des gouvernements et des associations

Cependant, l’upskilling et le reskilling ne sont pas seulement à l'ordre du jour des employé-e-s et des employeurs. Les gouvernements et les organisations de formation ainsi que les associations d'employés et d'employeurs en sont également des acteurs importants. En Suisse, la formation professionnelle en particulier doit être axée sur l'amélioration des compétences tout au long de la vie. Nous sommes sur la bonne voie. Contrairement à d'autres pays, il n'y a pas de polarisation sur le marché du travail en Suisse, c'est-à-dire que les emplois de niveau d'exigence moyen ne disparaissent pas au profit de ceux de niveau d'exigence inférieur et les personnes hautement qualifiées sont de plus en plus demandées.

Tout le monde gagne à se mettre à niveau. Les personnes actives assurent leur employabilité et leur carrière ainsi que leur satisfaction au travail, tandis que les entreprises assurent leurs profits. Selon l'étude de Capgemini « Upskilling your people for the age of the machine », l'upskilling et l'automatisation qui y est associée rendent les entreprises plus productives.

Même s'ils me mettent parfois au défi, car j'ai grandi sans eux, j'aime vraiment travailler avec les nouveaux outils numériques. Si je ne pouvais pas apprendre de nouvelles choses régulièrement, je m'ennuierais vite. Je n’aurais manqué pour rien au monde les nombreuses et belles rencontres et expériences faites dans les cours de formation continue que j'ai suivis.

La formation continue n'est pas seulement utile pour votre carrière professionnelle, elle est aussi amusante et satisfaisante ! Qu'attendez-vous encore pour vous lancer ?

Hansjörg Schmid

Mardi, 02. Févr. 2021

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